Annoncé comme l’avenir du stockage des informations, le SSD est un élément qui doit vous inciter à la plus grande prudence et à une grande réflexion avant l’achat. Voici quelques pistes pour vous aider dans ce choix.

Les puces SLC, MLC… et le contrôleur

Le SSD (pour solid-state drive) est constitué de puces de mémoire flash, comme les clés USB. En réalité, on pourrait dire que ce sont des grosse clés USB mais un élément du SSD absent dans le stockage USB fait toute la différence. Cette élément est le contrôleur, il rend possible le dialogue entre les puces de mémoires du disque et le reste du système. Le choix de ce dernier est donc extrêmement important.

Le choix des puces

Les puces sont de deux types : SLC ou MLC, pour Single ou Multiple Level Cell. Les premières ne peuvent stocker qu’un seul bit de données à la fois quand les secondes en stockent 2, voire 3 bits. Cette technologie permet une économie de production certaine, mais engendre une usure plus rapide des cellules et dégrade les performances, particulièrement en écriture.

Le choix du contrôleur

Le choix du type de puce s’avère déterminant, celui du contrôleur l’est tout autant. Ce dernier a en effet un rôle très important dans les performances des SSD. Actuellement, je vous conseillerai de limiter votre choix de SSD à quatre contrôleurs :

Pour trancher ensuite, je vous laisse vous référer aux différents tests qui existent que le ou les SSD que vous aurez retenu.

Le TRIM

Le TRIM est une technologie gérée actuellement par la plupart des carte mère (mais encore non reconnue en RAID) qui permet d’augmenter la durée de vie d’un SSD. Ce dernier point étant (quasiment) le seul défaut des SSD – puisque les performances diminues fortement avec le temps – les constructeur l’on compensé avec cette technologie qui gère l’écriture des données sur les puces. Le TRIM est primordial pour conserver des performances à long terme.

Vous cherchez :

Un SSD pour votre système

Si les SSD sont encore chers et de faible capacité, ils représentent un bon investissement pour l’hébergement d’un système d’exploitation. Un SSD – pour les performances système – couplé avec un disque dur – pour le stockage de données – est donc un choix judicieux.

L’espace de stockage

Evaluez bien vos besoins en terme d’espace-disque et n’oubliez pas qu’un l’investissement d’un SSD doit s’inscrire à long terme. Pour Windows ou Mac OS, la capacité du disque doit être au minimum de 40 Go, afin de pouvoir loger le système d’exploitation, les logiciels et les jeux. Prévoyez vos besoins et passez à 60 Go si vous avez peur de voir les 40 Go trop vite rempli. Si vous choisissez un machine sous Linux, un 30 Go devrait suffire mais le marché actuel du SSD permet de s’en procurer un de 40 Go pour moins de 100€.

Les puces et le contrôleur

Privilégiez les modèles les plus récents, qui bénéficient des dernières innovations (dont la gestion du TRIM) et donc de performances accrues. Pour la technologie des puces, les SSD constitués de puces de type MLC sont ici à privilégiés : ils ont un coût moindre et leurs performances sont largement suffisantes pour la plupart des besoins.

Pour encore plus de performances !

Vous êtes avides de performance ? Les SSD sont rapide, plus que les disques durs classique, mais l’homme moderne en veut toujours plus. Heureusement, la technologie est là pour répondre à ses attentes.

Le choix du port

Les derniers modèles de SSD sont équipés de contrôleurs gérant le SATA III, qui offrent des performances bien meilleures que celles du SATA II (6 Gb/s au lieu des 3 Gb/s) à condition d’avoir une carte mère adaptée. Il offre des débits de 525 Mo/s en écriture. Il existe aussi des SSD au format PCI-Express (4x ou 8x) qui proposent des taux de transfert encore plus élevés (730 Mo/s en lecture pour du PCI-e 4x). Ces disques communiquent directement avec la carte mère (pas de câbles S-ATA) mais ils sont aussi plus chers.

Enfin, une dernière connectique est présente sur les SSD : le HSDL. Plus rapide que le S-ATA, il offre des taux de transfert de l’ordre des 710 Mo/s en lecture. Donc proche des cartes PCI-Express, il reste cependant bien moins cher.

Le RAID, une fausse bonne idée

A l’instar des disques durs, il est aussi possible de monter des SSD en RAID. Le RAID0 permet d’accroitre les performances en reliant deux disques entre eux. Cependant, je ne vous conseille pas le RAID de SSD. En effet, le TRIM n’est pas utilisable en RAID et donc la mémoire du disque s’altère plus rapidement. De plus, un montage RAID signifie achat d’un 2nd disque et donc surcoût, un surcoût trop important face au maigre gain de vitesse. Il est donc préférable d’investir dans un SSD haut de gamme offrant des débits plus élevé.